Une grande partie des dirigeants que j'accompagne ne vivent pas à Bordeaux. Ils dirigent une PME dans le Grand Est, une ETI familiale en Bretagne, une société de services en région lyonnaise — et ils partagent une chose avec leurs homologues bordelais, en plus fort : dans une ville moyenne, la solitude de celui qui décide n'a même pas d'issue de secours. Il n'y a personne à qui parler, et rien autour à qui s'adresser.

Pour eux, la méthode fonctionne à distance. Vous marchez dans votre ville, je marche dans la mienne, et nous parlons au téléphone.

Au téléphone — et surtout pas en visioconférence

C'est le point le plus important de cette page, et c'est un choix, pas un défaut technique.

La visioconférence rétablit exactement ce que la marche avait supprimé : un visage en face, un cadre fixe, une position assise, une caméra qui observe. C'est le cabinet, en pire — avec la fatigue supplémentaire de se voir soi-même dans une petite fenêtre. Pour quelqu'un qui passe sa vie professionnelle à maîtriser son image, c'est le contraire de ce dont il a besoin.

La voix seule, elle, reproduit précisément ce que le côte à côte apporte à la marche. Le regard porte devant, vers votre propre horizon. Les silences ne pèsent plus, parce que le corps est occupé et que personne ne vous regarde les tenir. La parole vient par vagues, au rythme de vos pas. On ne se fait pas face : on marche en parallèle, chacun dans sa ville, dans la même conversation.

J'ajoute une chose que l'expérience m'a apprise : on entend énormément dans une voix qui marche. Le souffle, les ralentissements, les accélérations, les endroits où quelqu'un s'arrête sans s'en rendre compte. Ce n'est pas une version dégradée de la présence — c'est une autre forme d'attention.

Comment ça se passe concrètement

Vous choisissez votre itinéraire : un parc, un bord de fleuve, un quartier calme, un chemin en périphérie. L'idéal est un trajet que vous n'avez pas à surveiller — pas de circulation dense, pas de carrefours à négocier. Des écouteurs, votre téléphone dans la poche, et c'est tout.

La séance commence comme à Bordeaux : les notifications coupées, quelques minutes de marche silencieuse pour que le rythme s'installe, puis la parole. Elle dure le même temps, elle suit la même trame, elle coûte le même prix — parce que le travail est le même.

La première séance, la Fondatrice, se fait aussi à distance si vous le souhaitez : deux heures, votre situation posée à plat. Je pratique ce format depuis plusieurs années, y compris pour ces premières rencontres, et il fonctionne remarquablement bien.

Et rien n'est figé. Si vous passez par Bordeaux, on marchera ensemble pour de vrai ; beaucoup de mes clients à distance le font une fois dans leur parcours, souvent à l'occasion d'un déplacement professionnel. Il m'arrive aussi de me déplacer : ce sera peut-être un jour votre ville que nous arpenterons ensemble.

Pour qui c'est particulièrement adapté

Pour le dirigeant de PME en région, qui n'a autour de lui ni pairs ni offre d'accompagnement crédible. Pour celui qui voyage trop pour tenir un rendez-vous fixe dans un cabinet. Pour celui qui, précisément, ne veut pas être vu entrant chez un psychologue de sa ville — la confidentialité d'une conversation téléphonique en marchant est totale.

Et pour tous ceux qui ont compris qu'une heure passée dehors, à penser, n'est pas une heure prise sur leur travail, bien au contraire.